martedì 30 novembre 2010

mercoledì 24 novembre 2010

Ottocento metri

Ottocento metri di asfalto,
il percorso netto della paura,
da far tremare i polsi,
poi il vento fa salpare le vene,
le tende come festoni,
apre alla fine della frenesia

venerdì 19 novembre 2010

Rovi e cachi,
succulento il fraseggio arboreo,
cibo per uccelli redenti.

(Memorie intorno al mio cranio)

domenica 8 agosto 2010

kobayashi issa

dede mushi ya
akai hana ni wa
me mo kakezu



la lumaca
non degna d'uno sguardo
il fiore rosso

kobayashi issa

kuraki yori
kuraki ni iru ya
neko no koi



dal buio
salta nel buio
l'amore dei gatti

spiedino

Spiedino è arrivato da noi nell'autunno 2006, faceva parte di una nidiata salva per miracolo da un nubifragio. E' arrivato in un momento difficile della mia vita e sin dal primo giorno non ha mai smesso di mostrarmi la sua natura di essere sensibile. Eccolo che dorme tranquillo tra i kesa.

giovedì 1 luglio 2010

zanshin, lo spirito del gesto

il cammino per essere pienamente nell'istante presente può essere estremamente lungo, doloroso, a volte tortuoso. Deve ripercorrere a ritroso i meandri di condizionamenti antichi. Non parlo di una comprensione intellettualistica del qui ed ora, ma di quella tranquilla urgenza dalla quale scaturiscono i gesti, il cui corollario è una serena gioia

a questo proposito ecco le parole di Patrick Pargnien, monaco zen nella tradizione Soto:

Zanshin, l'esprit du geste

Zanshin veut dire littéralement l'esprit du geste. C’est-à-dire être dans une pleine présence à tous les gestes, dans tous les moments de notre vie et ainsi se délester du fardeau du mental pour réaliser qu’à chaque moment de notre existence nous pouvons vivre une vie éveillée, libre.
Ce qui implique que la voie spirituelle s’éprouve à chaque moment de notre existence pour éviter qu’elle ne devienne une technique de santé corporelle ou une technique de détente mentale. Même si la santé corporelle et la détente du mental sont une des conséquences de la pratique spirituelle, ce n’est pas la pratique en elle-même.
La pratique de “l’esprit du geste” permet que la Voie s’incarne totalement dans notre vie et ne soit pas l’affaire d’un espace, d’un temps, car si elle restait le fait d’un lieu, d’une posture, d’un temps particulier, alors cette voie serait profondément limitée et nous limiterait dans notre dimension d’être humain libre.
Cela impliquerait que l’on se contente d’appliquer une technique pour éveiller l’esprit ce qui induirait que la libération, l’esprit d’éveil, est une condition à part, séparée de la réalité humaine.
Or la position de l’enseignement du Bouddha, et donc de l’enseignement du Zen, est que fondamentalement nous sommes tous et toutes éveillés, que cette lumière silencieuse n’a jamais cessé de briller.
La meilleure image en est celle du ciel : même si aujourd’hui il y a des nuages, le soleil continue de briller. Il n’a jamais cessé de briller. Mais les nuages plus ou moins épais, plus ou moins denses font écran, filtrent sa lumière.
Quand les nuages se dissipent le soleil n’apparaît pas en tant que “réalité-soleil”, il apparaît à notre vision. De la même manière, le fait qu’il ait disparu de notre vision ne veut pas dire qu’il a disparu en tant que réalité.
La pratique de “l’esprit du geste” tisse ce lien entre la vie quotidienne et la voie spirituelle, l’esprit absolu et le monde relatif. Et nous amène ainsi à vivre chaque moment de notre vie, de notre existence, comme un moment d’éveil, de pratique de la Voie, un moment pour laisser le ciel s’ouvrir, les nuages se déliter comme la brume qui se dissipe au contact de la chaleur de la lumière du soleil.
Dans un zendo (lieu de pratique) il existe des règles, des manières de se déplacer, d’être, et c'est important de les appréhender non pas dans leur aspect formel, historique ou comme des règles exotiques nous venant du Japon, mais de manière vivante, comme un moyen habile pour nous aligner à la verticalité de l'instant présent, pour être pleinement à ce que nous sommes et arrêter de croire que notre vie se passe ailleurs, que ce sera mieux ailleurs, que l'instant d'après sera heureux.
Là, ici et maintenant il peut être heureux.
La pratique de “l’esprit du geste” nous sort de la conscience “fantôme” pour être présent dans chaque mouvement du corps, dans chaque geste que l'on fait. Elle nous permet d’habiter nos gestes, car il est tout à fait possible de les réaliser dans une beauté et une esthétique soignée, de ressentir une certaine jouissance dans la beauté du geste réalisé sans être dans une conscience habitée. De manière très concrète et très simple, par exemple ici quand nous sommes debout, c'est être dans la sensation de la fraîcheur et de la texture du sol, être dans la sensation du mouvement du corps, en fait être au coeur de chaque sensation tout en restant relié au monde qui nous entoure.
C'est intéressant de comprendre et de pratiquer toutes les attitudes du corps dans le zendo à la lumière de la Voie du Milieu et d’essayer de réaliser cette voie d'équilibre dans son corps, d’être ni trop tendu ni trop détendu dans chacune de ces positions. Cela vaut aussi quand on se déplace en marquant les angles droits et en repartant du pied droit, nous pouvons former un angle, être dans une certaine rigueur tout en étant très souple.
Quand nous entrons dans le zendo du pied gauche, être pleinement là à ce moment précis. Ne pas être justement dans cette conscience fantôme mais être là, dans l’action d’entrer dans le zendo par le pied gauche.
Bien sûr nous pouvons entrer avec le pied gauche en étant dans le mental parce que c'est devenu un geste mécanique. Mais pratiquer zanshin c'est justement ne pas suivre ces gestes de manière mécanique mais être dans le même état d'esprit que pendant la pratique de zazen, c’est-à-dire les vivre avec un esprit neuf, vivre l’expérience au travers du corps, de ses gestes et ainsi s’aligner à la nouveauté de la vie présente. Nous pourrions aussi traduire zanshin par zazen, manger, marcher, entrer avec le pied gauche. C’est zazen. À la limite être pris dans ses pensées consciemment et revenir dans le moment présent c'est aussi zazen.
Tout ce qui se passe, tout ce que nous faisons dans le zendo est la pratique de la Voie et la conscience du corps peut en être le précieux véhicule.
Par exemple nous pouvons faire gassho (saluer) de différentes manières : épaules relevées, avantbras baissés... Mais si nous vivons ce geste dans l'alignement corporel, les mains jointes au niveau du coeur (au centre de la poitrine), les avant-bras horizontaux, déjà, sur le plan corporel ne se crée aucune tension. Dans cette position le dos se verticalise naturellement et un état de présence, de disponibilité peut se réaliser.
Dans chacun de ces gestes peut se réaliser la Voie du Milieu, ainsi que dans tous ceux que nous réalisons au quotidien. Ainsi, quand nous réalisons chacune de nos actions, en étant dans une présence centrée, verticale et à la fois légère et fluide, se cultive à travers le corps, naturellement l'esprit délicat, l'esprit bienveillant.
Sans lui, l'esprit de concentration que l'on a tendance à développer dans le Zen (et c'est important) qui nous rassemble dans la réalité vivante de l’instant deviendrait une cristallisation, l’esprit de concentration qui tranche les illusions deviendrait plus dur que l'épée d’un samouraÏ s'il lui manquait la compréhension de l'esprit de la compassion. Et la voie spirituelle sans l'esprit de compassion est une voie aride à qui il ne reste plus que le nom de voie spirituelle.
Par ailleurs, la pratique de “l’esprit du geste” va nous amener à réaliser que dans la pratique de la vie, de la Voie au quotidien il n'y a pas de petites ou de grandes choses, ce qui serait important et ce qui ne le serait pas.
Cette pratique fait “éclater” toutes ces catégories, il y a seulement la réalité qui est là. Y être pleinement avec est ce qui nous permet de réaliser l’esprit de la “pénétrance” (être au coeur de) et donc, de ne pas rester à la périphérie de notre existence, de la vie. Dans l'esprit de la Voie, tout a son importance, la voie spirituelle doit s'intégrer dans tous les aspects de la vie. C'est ce que montre l'histoire suivante :
L'enseignement d'Ikkyu était réputé et un moine qui voulait le recevoir était en chemin vers l'ermitage d'Ikkyu quand il se met à pleuvoir, il ouvre son ombrelle et continue sa route.
Une fois arrivé le moine ferme son ombrelle, quitte ses chaussures, les posent à côté de la porte, et se présente auprès d'Ikkyu. Il le salue et lui dit :
« Voici plusieurs années que je pratique et j'aimerais devenir ton disciple, recevoir ton
enseignement. »

Nous nous attendons de la part d’un maître à des questions sur l’enseignement, sur la profondeur de sa pratique, ce que nous avons réalisé mais Ikkyu demande tout simplement :
« De quel côté de la porte as-tu posé ton ombrelle? »
Le moine réfléchit, ennuyé reconnaît : « Je ne sais pas. »
Ikkyu lui dit : « Reviens me voir plus tard, tu n'as rien compris au zen.
– Comment ! Tu me renvoies pour une si petite erreur ! dit le moine.
– Décidément, tu n'as rien compris à la pratique ! Il n'y a pas de petite erreur dans le Zen. »répondit Ikkyu.
Manger, dormir, travailler, marcher dans la rue, être en relation, avoir une qualité d'attention à tout cela, habiter la réalité présente telle qu’elle est, est la pratique spirituelle de notre vie.
Être attentif aux gestes que l'on fait ne veut pas dire qu'il faut tout à coup se mettre à vivre au ralenti, car cela serait une présence, une concentration cristallisée, égocentrée. La concentration ne doit pas être dure, raide, “tendue vers” mais plutôt détendue, ouverte, souple dans le corps, dansl'esprit et dans le coeur. Et réaliser ainsi que la Voie est une voie d’ouverture.
Etre concentré, être présent n’est pas qu’une manière de faire mais une attitude d’esprit quelque que soit l’action dans laquelle nous sommes.
Ce corps-esprit unifié que nous expérimentons dans la pratique de zazen, il est essentiel de le laisser rayonner aussi hors du dojo, quand nous sommes en train de parler, quand nous sommes en train de marcher dans la rue, en train de manger... même si cela peut paraître plus difficile à réaliser dans ces conditions extérieures.
Mais quand on devient de plus en plus présent à l'instant, d'une certaine manière quand on honore cet instant présent, cette vie présente, (car le seul endroit où nous sommes pleinement vivants c'est exactement là où nous nous trouvons), le plus simple de nos gestes, la plus simple de nos actions commencent à s'imprégner de beaucoup plus de soin, de beaucoup plus d'amour et de beaucoup plus de joie, naturellement.
Enfin, la forme la plus subtile de zanshin, et la plus difficile à réaliser, c'est quand il n'y a plus “personne” qui agit. Par exemple, nous ouvrons la porte, il y a une pleine conscience de l'action que nous sommes en train de faire, une pleine attention aux sensations présentes, aux perceptions, aux formations mentales de l'instant, mais “je” ne s'en saisit pas. Il n'y a plus un « je » en train de s’approprier l’action d’ouvrir la porte, juste une conscience de cela qui n’intervient pas. Peut être avez-vous déjà fait l'expérience d'avoir beaucoup de choses à faire dans votre journée et tout se déroule sans problème, s'enchaîne. C'est d’une certaine manière une expérience similaire ; quand le système mental arrête de saisir, arrête de faire, arrête de vouloir faire ou de ne pas faire, alors il laisse la place à ce que l'action se réalise. C’est-à-dire qu’il n’y a plus d’intermédiaire, de séparation entre l’intention, la conscience et l’action, juste une circulation fluide, un laisser-faire, une grande confiance en la vie de l'univers qui nous habite.
Réaliser cela dans le dojo, dans sa vie, demande de ramener l'attention encore et encore. Alors cette pleine conscience, cette pleine présence peut se prolonger, s'écouler dans les différentes actions, les différents aspects de notre vie. C'est la pratique qui n’a pas de commencement ni de fin, sans s'impatienter, instant après instant. C'est dans cette présence que tous les tourments, toutes les inquiétudes, toutes les peurs perdent de leur influence et que tout sentiment de séparation disparaît.
Alors se soulève la joie, la joie tranquille, simple, d'être juste là en harmonie avec chaque instant.

mercoledì 9 giugno 2010

in pezzetti di vetro reali

non rumoreggia il mare
in questo quadrato di mondo,
ma della marea testimone dolente
ecco che viene e dell'angoscia
porta il carico in pezzetti di vetro reali

colonne di formiche?

fleur de reseda

non ti voltare, saluta il mondo,
che di vuoto in vuoto viaggiando,
con profusione di rami e fiori di reseda
un cespuglio infuocato attende
e giù colonne di formiche viaggiatrici,
che dei rimasugli dei sogni fanno incetta
raccogliendo pane

domenica 6 giugno 2010

senza memoria, senza desiderio


"scarta la tua memoria, scarta il tempo futuro del tuo desiderio, dimenticali entrambi in modo da lasciar spazio ad una nuova idea"
Bion

martedì 18 maggio 2010

ove sostare


maledetti profughi che popolate
l’aria
di risate desolate,
senza abbandonare la colpa,
di risate grasse ha fame la terra
e di armenti e di pascoli fertili
ove sostare,
che il viaggiare non ha steccato in terra

la libertà delle viscere

urla la sua rabbia il mare,
è gonfio di orgoglio,
voce di nero
dentro la libertà
delle viscere

sei tu, sono io?

ora giravolte infinite 
si stendono lievi lungo
i contrafforti.
Sei tu, sono io a incontrare tanta
resistenza nel vento? Intanto
nel prepararsi è l’urgenza delle radici
che canta

il paesaggio


occhio per occhio, dice la vedetta
e del granito sul cuore si fa vanto,
gocce di cera roventi trasportate
dal vento
a sigillare i nanetti alle porte delle ville,
volteranno indietro lo sguardo,
finalmente propensi ad occuparsi del paesaggio

a testimonianza del volo


vede chiaro senza imboscate
la volata di scie di sangue
che rende elettrico questo cielo
così terso,
lo apre squarciandolo e lo rimaneggia
con inserti radenti di colori a spruzzo,
a testimonianza del volo

il fraseggio

balugina balugina,
privato della forma si inabissa
in spirali,
poi ecco riemerge,
si fa sostanza certa, assorbe
acqua e si avvinghia al tronco,
come un giovane piumato
percepisce il vento che rende
libero il fraseggio,
assecondando i rami

venerdì 7 maggio 2010

i fili

oggi richiama ieri come un lampo
a cui si aggiunge la saetta,
ci vuole pazienza per dipanare
i fili
e una innata conoscenza del vento

giovedì 6 maggio 2010

l'atleta


liquida il salto come una manciata
di erbe medicinali appena colte
l'atleta,
si spinge con il dorso e con delicatezza
preme piedi snelli, saggiando

mercoledì 5 maggio 2010

folie à deux

Scrive genseki:

La veritá su questo blog è che sta morendo. Genseki scompare poco a poco, con i suoi tic, le sue rigide posture idiosincratiche, il suo io così animale, cosí animalescamente cavalleresco e “culto”, scompare vampirizzato da Dreiser Cazzaniga, quel Dreiser Cazzaniga con cui ha condiviso un cosí largo cammino nel passato, con cui ha scoperto il passato, che lo ha spinto a cartografare il passato come una america recentemente scoperta, a redigerne l'inventario, ad essere il ramusio del proprio passato. I loro reciproci passati sono andati cosí poco a poco confluendo, confonedendosi, fondendosi. Il rischio, ancora evitabile? - è che finiscano per diventare un solo passato: un solo paese preterito percorso da due ricordi gemelli.
Dreiser Cazzaniga e genseki sono i due soli lettori di questo blog che sdegna di avere lettori, si leggono e si scrivono ormai l'un l'altro in una specie di folie è deux. Ma uno è giá morto, l'altro, forse, genseki, non ha mai davvero avuto una vita virtuale. La sola che avrebbe potuto avere. Ci ha provato a nascere. Ha sbagliato i tempi. Ha vissuto un tempo in cui è cosí difficile nascere!
genseki



A questo proposito vorrei spezzare una lancia in favore della sopravvivenza di questo blog le cui proprietà taumaturgiche, ancora purtroppo sconosciute a molti, sono diventate per me un dato di fatto. E' ormai accertato che una sia pur minima dose di Memorie di Dreiser Cazzaniga ha molto spesso il potere di sollevare il velo opaco che copre per il momento gli oggetti del mio mondo, così come le poesie di genseki ritemprano il mio respiro col sentore del bosco.
maresa

lunedì 3 maggio 2010

il nemico


credo sia stato automatico per me nel passato convogliare le energie negative contro un nemico esterno, che si trattasse di mia madre o della sorte o di mille rivoli di rabbia inespressa. In fondo è un procedere facile, che solleva da gran parte delle responsabilità. Meno facile "vedere" dal punto di vista del "nemico interno" che è invece nostra piena responsabilità, senza facili compromessi, senza vie di fuga.
Lascio alle parole di Agnese Galotti, psicoterapeuta genovese, il compito di approfondire questo concetto, partendo dalla delineazione di due realtà diverse, quella del vittimismo e quella del superamento dialettico:


(...) 1) La prima, che definirei pre-dialettica è quella in cui vige il bisogno di un nemico fuori quale detentore della colpa che giustifica la nostra impotenza.
E’ la situazione in cui prevale l’unilateralità, una scissione piuttosto rigida tra ciò che è bene e ciò che è male come "oggettivamente" intesi, in cui l’individuo pone la propria identità in quella parte della personalità che forma l’Io cosciente, vale a dire nell’immagine di sè conosciuta ed accettata.
Tutto ciò che l’individuo sperimenta ma che non rientra in quegli aspetti dell’Io ritenuti accettabili è qualcosa che viene vissuto come "esterno", come indotto da altri, con cui non si ha nulla a che vedere salvo il fatto di trovarsi a subirlo: viene a nascere così il totalmente altro da sè.
Ma poichè la nostra personalità non si esaurisce nell’Io cosciente, questa identità è salvaguardata proprio dal costituirsi di questo nemico fuori su cui proiettare tutto il resto.
E’ il totalmente altro da noi che si assume - ai nostri occhi ingenui - la responsabilità e la causa di tutto ciò che non ci va bene, che ci fa soffrire, che crea conflitto.
Persona evento o situazione che sia, il nemico è caricato del peso in senso giustificativo, della colpa di chi si oppone a noi ed ostacola il nostro benessere.



2) La seconda, che definirei dialettica, è quella in cui il nemico è colui che ci spinge e costringe al cambiamento, trasformandosi così in alleato.
E’ la situazione in cui è avvenuto il riconoscimento in sè di parti inconsce (spiacevoli, ombrose o comunque in conflitto con l’Io cosciente), quindi è avvenuta l’accettazione del conflitto quale situazione che inevitabilmente si viene a creare tra le parti interne.
La tensione generata dal conflitto, se il soggetto non cede alla tentazione di liberarsi velocemente di uno dei poli, porta al superamento dell’opposizione, dunque alla comparsa di quel "terzo punto", sintesi tra i due precedenti, in un movimento dinamico che consente la soggettivizzazione.
Allora l’altro, interlocutore interno o empirico che sia, anche quando sia percepito come "nemico", attivatore cioè del conflitto e della sofferenza ad esso legata, rivela il suo aspetto di alleato necessario, in quanto capace di mettere in evidenza il limite, la tendenza all’unilateralità, e si pone quale stimolo costante al superamento della posizione fin lì raggiunta, impedendo l’assolutizzazione di una tappa.
Ma deve trattarsi allora di un degno nemico, come quello di cui ha bisogno un guerriero per essere tale, quel nemico capace cioè di costringerci compiere un salto che da soli non faremmo mai.
Di fronte a tale degno nemico, come dice di Don Juan al suo allievo Castaneda: "Potresti dover far uso di tutto quello che ti ho insegnato: non hai altra alternativa. (...) Il tuo avversario è sulle tue tracce e per la prima volta nella vita non ti puoi permettere di comportarti a casaccio.
Questa volta dovrai imparare un fare completamente differente, il fare della strategia. Ragiona così: se sopravvivi agli assalti della Catalina [donna dotata di magici poteri che mette alla prova l’apprendista stregone] dovrai ringraziarla un giorno o l’altro per averti costretto a cambiare il tuo fare." E il fare della strategia, spiega ancora Don Juan: "comporta che non si è alla mercé della gente." Dunque il degno nemico è la situazione in cui è intuito un che di profondo che la rende sensata, anche se non meno dolorosa, in virtù del superamento verso cui ci spinge. (...)

il mare di quel giorno

sulla prospettiva il mare di quel
giorno
prometteva marinai festanti
e donne allegre nei bar, l’angiporto
una famiglia raccolta intorno alle carene.

Delle navi il recente passato tra le onde:
pareva spingerle a considerare il riposo,
vagavano trepide in attesa del vento propizio
cercando un luogo interno dove dimorare

giovedì 29 aprile 2010

dei corbezzoli

dei corbezzoli le chiome ondulate
in vaste praterie,
dello zafferano raccolto per niente
dalle fauci del vulcano
la ragion d’essere.
Ghirigori di roccia i contrafforti,
i bastioni, di tutto
aspra memoria

tra le pieghe


la ricerca della visione stimolò un vento fresco tra le pieghe dello sconquasso e la volontà di vedere con occhi aperti il perchè di una notte così densa

domenica 25 aprile 2010

mahadevi

Presso la religione induista, Kali (sanscrito Kālī, in Devanagari काली) rappresenta l'aspetto guerriero di Parvati, la consorte di Śiva, una divinità dalla storia lunga e complessa. Nonostante sia grossolanamente identificata come simbolo di oscurità e violenza, si tratta di una deità benefica e terrifica al tempo stesso, dotata di numerosi attributi dal profondo significato simbolico:

· la carnagione scura rimanda alla dissoluzione di ogni individualità;

· la nudità della dea rappresenta la caduta di ogni illusione;

· il laccio con cui prende le teste per mozzarle rappresenta la caducità di tutto ciò che esiste;

· le quattro braccia reggono strumenti di distruzione e purificazione;

· al collo indossa una collana fatta con i teschi di Asura (demoni).

È conosciuta anche come Devi (la dea) e Mahadevi (la grande dea) e assume aspetti diversi: Sati (la donna virtuosa), Jaganmata (la madre del mondo), Durga (l'inaccessibile).

Inviata sulla Terra per sgominare un gruppo di demoni, iniziò ad uccidere anche gli esseri umani. Per fermarla, Śiva si distese fra i cadaveri; quando la dea si accorse che stava per calpestare il proprio marito, interruppe la sua furia

giovedì 22 aprile 2010


le radio dei borghesi emettevano
nella fredda luce
i segnali, agli angoli della città
uomini. Restava ignoto l’artefice
di quella impressionante vitalità dei suoni,
di quella debolezza del cuore,
di quel desiderio incuneato tra gli anfratti,
goccia a goccia il succo del cactus

martedì 20 aprile 2010

illustrazione marco viale

una babele di parole

una babele di parole
eruppe
dai coni d’ombra della città
nominando tutto, vicoli compresi,
distributori di giornali, idranti,
fino a raggiungerci nei caffè,
ci sciolse e ci riconnesse in un battito,
come il fiato amoroso di una nave
che trasporta grano
in vista del porto di Odessa

domenica 18 aprile 2010

nominare le cose, il punto di vista di Cristina Campo

"Un tempo il poeta era là per nominare le cose: come per la prima volta, ci dicevano da bambini, come nel giorno della Creazione. Oggi egli sembra là per accomiatarsi da loro, per ricordarle agli uomini, teneramente, dolorosamente, prima che siano estinte. Per scrivere i loro nomi sull'acqua: forse su quella stessa onda  levata che fra poco le avrà travolte. Un parco ombroso, il verde specchio di  un lago corso da bei germani dorati, nel cuore della città, della tormenta di cemento armato. Come non pensare guardandolo: l'ultimo lago, l'ultimo parco ombroso? Chi non è conscio di questo non è poeta di oggi".
Cristina Campo

venerdì 16 aprile 2010

coprici di foglie rosse


coprici di foglie rosse,
dentellate e perfette come una flotta
di api pellegrine
in cerca di gloria,
ma coprici che si senta bene
il fiato della marea, al confluire
(Memorie intorno al mio cranio)

martedì 13 aprile 2010

mani mani

mani mani, in deserto  
colle,
piedi ripetuti in processione
arcuata,
giù per la collina della consolazione
vanno,
paradiso futuro in memoria
(Memorie intorno al mio cranio)



ritratto di Imad al-Dawleh c. 1860

fino all'inferno

farebbe luce fino all’inferno
questo vangare la neve molle
che scioglie e separa,
forma e costrutto,
ossa e vento. Guarda
il piano netto, della rappresentazione
cesoia e varco
(Memorie intorno al mio cranio)

memorie intorno al mio cranio

avanza la frenesia

memoria nel lucido
sogno,
a chi interessa la raccolta del grano
georgiano? Tra i tavoli
vuoti
avanza la frenesia
(Memorie intorno al mio cranio)

domenica 21 marzo 2010

fare esperienza con la paura

Ezra Bayda, monaco zen americano, nel suo libro "Essere zen" descrive con esattezza la paura che caratterizza la maggior parte delle nostre esperienze, una paura fortemente radicata ma della quale spesso non siamo consapevoli.

L'agitazione emotiva provocata dalla paura è così dolorosa da vivere che reagiamo ad essa con avversione. Chi vuole stare insieme al dolore e al disagio? Cerchiamo di sfuggirvi, di superarli o di distruggerli. Allo stesso tempo, spesso vi aggiungiamo un altro aspetto negativo fatto di rabbia e di vergogna per la paura che proviamo. E se invece considerassimo la paura come un altro aspetto della mente condizionata? Non siamo cattivi perchè proviamo paura. La paura è solo ciò che accade in conseguenza del condizionamento. E poichè è ciò che accade potremmo decidere di esaminarlo realmente domandandoci:"Che cos'è questo?" La disponibilità a stare con la paura, a provare curiosità nei suoi riguardi è già un  grande passo avanti rispetto all'allontanarla o al cercare di superarla. Coltivare la disponibilità a restare con la paura è un passo verso l'apprendimento della disponibilità a essere con la nostra vita così com'è.

domenica 7 marzo 2010

elementare

elementare quel battito
di ciglia
che nella caverna dell’occhio
racchiude la pulsazione.
Eppure di quel pianeta invisibile
resta una traccia,
ovvero vita racchiusa in orci di lacrime salate,
gemelle alla visione




polli saggi


a cercar spazio con le ali
i polletti saggi del supermercato,
li abbiamo mangiati tutti
con effetti disastrosi,
tutto quel vorticare di piume
nella città
ad aumentare la richiesta di requisiti
del loro progetto di volo


venerdì 19 febbraio 2010

divoramento


Il termine "Porrajmos" nella lingua dei Rom significa "divoramento" e indica la persecuzione e lo sterminio di più di 500.000 zingari compiuto dal Terzo Reich. La ricerca storica solamente da pochi anni ha iniziato ad indagare questo aspetto della follia nazionalsocialista.

In Italia, Rom e Sinti furono imprigionati nei campi di concentramento di Agnone (convento di San Berardino), Berra, Bojano (capannoni di un tabacchificio dismesso), Bolzano, Ferramonti, Tossicìa, Vinchiaturo, Perdasdefogu e nelle Tremiti. Erano Rom italiani, ma anche di altre nazionalità; in particolare un gran numero erano Rom slavi, fuggiti in Italia dalle persecuzioni in patria. Molti di loro riuscirono a fuggire e si unirono alle bande partigiane.

maresina vuole volare!

eccomi, sempre vista da Marco, in una nuova avventura, questa volta voglio volare... mi ricorda tanto Castaneda!

domenica 14 febbraio 2010

il lusso delle parole


lo potremo ritrovare intatto
nero su bianco
sul foglio di giornale
il lusso della parola,
insieme alle mollette
e all’attesa densa
che tutto ritorni a circolare
nel sangue
che segna il confine,
passato tra cortometraggi minimi,
apparizioni lievi,
la testa sul prolungamento del corpo,
senza parole

venerdì 12 febbraio 2010

maresina

eccomi qui vista da Marco! Viaggio iniziatico nel mio inconscio con corvetto nero

mercoledì 10 febbraio 2010

salvi

poesia naturale del carro
che aspetta col cavallo
il fieno,
nella radura fredda
serpeggia il vento,
delle ossa dei contadini
lo scricchiolio. Dopo
spegneranno il falò,
torneranno alla casa
dalle mattonelle blu,
la macchina da cucire,
i barattoli con i ricordi.
Staranno seduti, sì, lo faranno,
accenderanno una candela
sull’altarino, finalmente salvi

poesia naturale

domenica 7 febbraio 2010

la forza che guarisce

Facciamo una distinzione tra il corpo, che si ha e la carne, che si è. In questo modo ogni membro, ogni funzione guarda all'uomo tutto intero: il piede è l'uomo tutto intero che cammina, la mano è l'uomo tutto intero che agisce, la testa è l'uomo tutto intero che pensa, il cuore l'uomo tutto intero che sente.
La respirazione non è semplicemente un approvvigionamento di ossigeno; considerata da un punto di vista personale è un movimento tra l'alto e il basso, tra l'interno e l'esterno, un movimento che è simultaneamente un incontro. Ci offriamo e raccogliamo nuovamente. Ci apriamo e ci chiudiamo. Riceviamo e diamo. Quello che prendiamo in alto è la luce che penetra l'oscurità del basso e che rinasce da questo incontro. Nella natura questa luce è il sole ed ha una forza terapeutica se ci apriamo totalmente ad essa.
Il maestro Hakuin dava ai suoi discepoli questo consiglio: immaginare un vaso sul capo dal quale cola un liquido chiaro e fresco sulla testa, le spalle, il tronco, le braccia, le gambe e la punta dei piedi. Nell'espirazione questo liquido scende, fresco e guaritore, lungo il corpo, portando via con sè tutto ciò che è doloroso. Nell'inspirazione il vaso sulla testa si riempie di nuovo e con l'espirazione il suo liquido guaritore scende di nuovo su di noi.
K.G.Durckheim  Sagesse et amour

(traduzione Maresa)

domenica 31 gennaio 2010

una lirica senza elegia

A proposito della riflessione sulla poesia e sul suo farsi ecco un breve capitolo tratto da un testo di Milo De Angelis, Poesia e destino, che mi ha accompagnato lungo tutti questi anni.


Un ponte di secoli collega Alcmane a Campana e a Barbu, tre poli di una lirica senza elegia, lontana da una vicenda personale e dall'asse più noto della lirica europea. Senza elegia significa anche senza il tentativo di abbassare le potenze arcaiche e di farne un risvolto dell'umano. Alcmane, Campana e Barbu non sono la stessa cosa, come non lo sono il vedere limpido, la recisione e l'asprezza: ma essi sanno che con le forze non c'è tempo di commuoversi e che occorre saper morire nettamente perchè qualcuno veda. Così Campana quando ha detto io è stato animalità, trasformando davvero questa sillaba nel raglio del suo accento spostato e ribadendo una voce di uomo fino al punto di farne sentire le corde vocali, sue e di un altro.  E già fin dall'inizio Omero si era inginocchiato alle forze lasciandole grandeggiare. Barbu è in un altro luogo ancora, tra gli spigoli della materia, dove c'è una pressione potente e ruvida, che non si spalanca al  mondo eppure non ne mostra la nostalgia.

E' prigione nella bruciata, indegna terra.
Di giorno il fieno dei raggi inganna;
ma le nostre teste, se ci sono,
stanno ovali, di calce, come un errore
                                   Ion Barbu

sabato 30 gennaio 2010

il numinoso


Collegato al tema della presenza  emerge il numinoso. Ecco Le numineux, tratto da Sagesse et amour, ultimo libro di Karlfried Graf Durckheim.

E' sufficiente che un soffio dell'altra dimensione giunga fino alla nostra coscienza perchè l'insieme del nostro vissuto si riempia di una qualità particolare, che chiamiamo numinoso.
Il numinoso presenta sempre due aspetti: il fascinosum e il tremendum. Fascinosum significa che qualcosa ci attira con forza. Perchè? Perchè, in fondo, noi stessi siamo ciò che ci attira e nondimeno, non del tutto. Lo percepiamo perchè vorremmo esserlo. Il tremendum è ciò che ci scuote. Ogni volta che l'altro aspetto ci tocca, l'aspetto nel quale ci troviamo e col quale ci sentiamo in unità, comincia a tremare.
Nulla può scuotere così profondamente la facciata del nostro io quanto l'intrusione della dimensione oltremondana. Ciò che si apre a quel punto ci spaventa, perchè là c'è sempre un momento in cui è permessa un'apertura, la cui intrusione nel nostro essere presenti abituale, ristretto dall'orizzonte del nostro io ordinario ha sempre il carattere di una liberazione: sì! c'è lì qualcosa che risolve, che gioisce ed è a quello che appartengo autenticamente.
E' questo un aspetto che oggi integreremo all'esercizio: abbandonare la presa, aprirsi verso una liberazione dai nostri condizionamenti. Allora zazen ci consentirà forse di accedere sino al luogo in cui, per una frazione di secondo, avvertiamo il Vero inconfutabile come presente.
(Traduzione Maresa) 

martedì 26 gennaio 2010

esserci

Dopo aver ragionato per anni in termini di assenza e di mancanza comincio a intuire cosa possa voler dire ragionare e vivere in termini di presenza. Ecco un articolo illuminante di Agnese Galotti, psicoterapeuta genovese, dal titolo Pensiero e presenza.


(...) Il termine Presenza viene dal latino `Praesentia', sostantivo di prae-esse che significa "essere innanzi"; quindi rimanda ad un rapporto tra due entità che si trovano l'una avanti all'altra, che si fronteggiano.
Presenza ha per contrario assenza che, in termini percettivi, può meglio essere concepita come `mancanza'.
Chi sta svolgendo un lavoro analitico sa perfettamente quanto sia importante imparare a riconoscere e ad accogliere la mancanza, anziché demonizzarla, in quanto, ad un occhio attento, essa si rivela quale motore principale del percorso individuativo stesso: sentire la mancanza induce a cercare la presenza.
L'esperienza della mancanza, dunque, è già l'altra faccia della presenza, in quanto genera l'idea di ciò di cui si percepisce la mancanza, ciò che è assente.
Evidenziamo ora due aspetti particolari del concetto di presenza che ne focalizzano l'attinenza profonda con il lavoro analitico, in quanto hanno a che fare con la conoscenza e con la relazione:
- il suo lato `esperienziale' (relativo quindi al dato sensibile dell'atto conoscitivo) che fa riferimento ad un preciso atteggiamento o disposizione interiore a `sentire' nel `qui ed ora'; - il contesto in cui si pone (e ci pone) tale concetto, che è quello della relazione tra particolare ed universale, relazione intersoggettiva in cui il soggetto che percepisce (l'individuo) realizza di essere tutt'uno con il soggetto che è percepito: l'essere tutto, l'uno, la realtà ultima, ciò che è.
Ciò costringe contemporaneamente ad un'osservazione estremamente concreta e pragmatica - legata al sentire, alla percezione nel qui ed ora - senza però perdere di vista il contesto in cui l'osservazione stessa ci pone, il `manifestarsi dell'essere nell'uomo', che è quanto di più vasto ed onnicomprensivo noi si riesca a concepire.
Presenza inoltre rimanda ad una dimensione temporale che riguarda il qui ed ora, il momento presente: la concentrazione nel qui ed ora quale unica realtà veramente esistente, permette di sprofondare nel non tempo, nell'eternità, in quello che Eckhart chiama `momento presente assoluto'.
Presenza, quindi, come ponte, elemento di unione ovvero come `soglia' tra il tempo presente, l'attimo fuggente, ed il tempo infinito, ovvero il non-tempo.
Esistono vari livelli di presenza attraverso cui il soggetto, prendendo distanza da sé, arriva a `vedersi', ovvero a farsi presente a se stesso. Si tratta di un progressivo distacco da sé, da ciò che di sé si conosce o si crede di conoscere, da ciò con cui si tende ad identificare se stessi, per compiere un salto riflessivo attraverso cui arrivare di volta in volta a vedere se stessi in una sempre crescente interezza.
- Il livello primitivo è quello in cui non c'è coscienza di sé e quindi manca totalmente il concetto di `essere presenti a se stessi'; ciò corrisponde alle situazioni - fortemente patologiche - in cui siamo totalmente aderenti alle sensazioni e ai sentimenti, al punto che, quando ne usciamo, non siamo neppure in grado di ricordare: si tratta di un livello di incoscienza totale.
- Il primo livello in cui si può parlare di presenza lo possiamo individuare nel passaggio dalla tendenza a coincidere con il nostro sentire, con il nostro patire nonché ad identificarci con sentimenti ed emozioni, al momento in cui ne ricuperiamo coscienza e memoria, in cui inizia la riflessione su quanto vissuto.
Da qui si impara gradualmente a distinguersi dalla vicenda, a ricondurre a sé gli eventi, a cogliersi come soggetto.
Questo è il primo livello di presenza a se stessi, che può essere raggiunto a partire dal farsi consapevoli della propria esistenza fisica, attraverso la registrazione e quindi la consapevolizzazione progressiva di sensazioni, percezioni, emozioni, sentimenti e pensieri.
- Possiamo individuare un secondo livello di presenza a sé stessi quando, nel tentativo di svuotare la mente, si arriva a cogliere il proprio esserci al di là di ogni evento particolare, al di là della propria stessa storia personale, fino a sentire di `esserci' come pura presenza. Inizialmente ciò può accadere grazie ad un particolare raccoglimento meditativo, in cui ci si libera da qualsiasi contenuto specifico; tuttavia, e questo è ancora più affascinante, è un tipo di percezione che può manifestarsi senza preparazione né preavviso e può dilagare sempre più nella quotidianità.
E' la sperimentazione di una disidentificazione progressiva da qualsiasi immagine di sé, da qualsiasi contenuto specifico, una libertà associata al `distacco' da tutto ciò che è determinato, primo tra tutti l'Io psicologico.
E' il momento di estremo sollievo in cui `ci liberiamo di noi stessi'.
Sono talvolta solo attimi, in cui una gioia profonda ci assale inaspettatamente, senza un perché, in cui ci è restituita la sensazione di pienezza che non ha nulla a che fare con alcun fatto contingente, con alcuna realizzazione personale.
Infatti, se da un lato è fondamentale il lavoro di consapevolezza che ci dispone alla percezione della presenza, tale esperienza resta caratterizzata da un'autonomia e gratuità che non permette alcun controllo né alcuna appropriazione da parte dell'Io.
Questa gioia associata alla presenza spesso si manifesta attraverso la percezione di "Qualcuno in noi", amante/amato, da cui ci sentiamo accompagnati in ogni momento, grazie a cui cade il concetto stesso di solitudine, accada quel che accada.
In questo dialogo interiore tuttavia possiamo individuare una sfumatura `personalistica' laddove quel `Tu' interiore rimanda ancora ad un `Io' che ne fa esperienza.
Questo è il limite dell'esperienza personale: il fatto che quanto realizzato da ciascuno rischia di restare nel chiuso di quel soggetto particolare che ne fa esperienza, se non si apre la possibilità non solo di condivisione ma addirittura di co-sperimentazione.
- Si può allora accennare ad un ulteriore livello di presenza, di natura sovra-personale, in cui si verifica il superamento di ogni riferimento a sé come dato personale: una sorta di spersonalizzazione, tanto elevata quanto inquietante, che permette di cogliere la pura presenzialità sgombra da ogni determinazione.